Traitement contre la mérule

En Bretagne, la mérule se propage sur les murs des maisons du Finistère, les charpentes des habitations des Côtes-d’Armor, du Morbihan ou des foyers d’Ille-et-Vilaine. Comment savoir s’il y a de la mérule ? Comment reconnaître la mérule ? Quand établir un diagnostic et la traiter ?
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Nombre de communes touchées en France par la mérule
50 à 100 %
Nombre de communes du 29 touchées par la mérule
50
Nombre de degrés Celsius à partir duquel la mérule ne résiste pas

Chez CBH (Centre Breton de l’Habitat), nous aimons le travail bien fait dans le respect et l’esprit solidaire breton. Notre équipe, portée par des valeurs basées sur l’expertise et le goût de l’effort, veut booster votre moral, éradiquer ce fléau qu’est la mérule et préserver votre patrimoine.  Suivez le guide !

La mérule, le parasite qui se nourrit du bois

La Bretagne, sa presqu’île de Crozon, sa pointe du Raz… Et la mérule ! S’il y a bien un voyageur qui connaît cette région, ses paysages et ses villes, c’est ce champignon lignivore. Il se nourrit de cellulose, composante essentielle du bois. Les charpentes, les poutres et autres matériaux boisés ne sont pas les seules victimes. La mérule se propage jusque dans la maçonnerie de vos habitations. Elle prolifère dans le Grand-Ouest de la France, mais également dans le Nord de l’hexagone.

La mérule pleureuse, le « cancer du bâtiment »

La mérule est un parasite. Autrefois implanté naturellement dans les forêts, le champignon a quasi disparu de son environnement naturel. Son nouveau terrain de prédilection ? Les habitations !

La mérule pleureuse, appelée également Serpula lacrymans, est la forme la plus répandue en Bretagne et dans l’Hexagone, aussi la plus destructrice. Le champignon lignivore, infatigable parasite, peut engendrer un effondrement d’une charpente, d’un plancher ou de tout autre matériau contenant de la cellulose.

Mais la mérule pleureuse s’incruste aussi entre les murs, se propage à la surface des parois ou dans vos pièces mal aérées. Le « cancer du bâtiment » comme elle est surnommée peut fragiliser votre édifice tout entier. Et lorsque les premiers effets apparaissent, c’est qu’elle sommeillait déjà depuis des années avant de se développer. Ayant besoin d’eau pour survivre, le parasite se déploie grâce aux sources d’humidité qui apparaissent dans différentes zones touchées (toiture endommagée, joint de baignoire altéré, infiltration d’eau sur les plafonds, peintures). La partie végétative appelée mycélium se déploie comme une toile d’araignée. Ses filaments de couleur blanc-gris peuvent pousser de plusieurs mètres.

Ne vous découragez pas. Impossible n’est pas breton ! Chez CBH, expert en traitement des pathologies du patrimoine, nous intervenons pour la préservation et la rénovation de votre maison. Nous apportons une solution sur plusieurs étapes. Nous vous accompagnons, avant, pendant et après le traitement.

Pourquoi la mérule se développe-t-elle dans votre maison ?

La mérule a la fâcheuse habitude de sommeiller pendant des années au sein de votre habitation avant de proliférer. Sa détection la rend d’autant plus difficile à éradiquer. Avant d’évoquer une opération commando choc sous le nom de « traitement mérule » par exemple, connaissez tous les facteurs propices au développement de la mérule à votre domicile.

  • La mérule aime particulièrement les endroits mal ventilés.
  • Les zones rendues humides par les infiltrations dans les murs, une mauvaise étanchéité des façades et toitures explique la propagation du parasite. La mérule adore les taux d’humidité compris entre 22 et 35 %.
  • Elle se développe dans l’obscurité avant de se propager de manière exponentielle.
  • Elle prolifère dans des logements bien chauffés. Une température située entre 20 et 26°C. Par contre, les mycéliums ne survivent pas au-dessus de chaleurs élevées de plus de 55°C.

Comment savoir s’il y a de la mérule ? Comment la reconnaître ?

Les zones infestées sont caractérisées par la présence de carpophores. Des organes reproducteurs qui se déploient en masse difforme, longs parfois de plusieurs dizaines de centimètres.

  • Sur les murs : Lorsqu’elle arrive à maturation, la mérule revêt un aspect brunâtre, aux teintes orangées et rouille. Elle est souvent confondue avec le salpêtre, qui remonte par capillarité dans votre habitation.
  • Sur le bois : La dégradation de la cellulose par la mérule pleureuse donne au bois une couleur brune. Le matériau se décompose puis se fendille. Il revêt alors un aspect découpé et rectangulaire. Elle prend un doux sobriquet de « pourriture cubique ».  
  • Sur le sol : Le parquet est déformé. Il est bombé. De manière générale, la mérule pleureuse dégage une forte odeur de moisissure et de champignon.

Légende : Les spores de la mérule ont déposé des bactéries filamenteuses appelées cordons mycéliens, ici à Quimper.

5 astuces préventives pour éviter l’apparition de la mérule

La situation est grave ? Pas forcément désespérée. Voici les bons gestes afin de prévenir l’apparition de la mérule.

  • Porter une attention particulière à la ventilation
  • Limiter la présence de ponts thermiques
  • S’assurer de la bonne étanchéité des toitures
  • Éviter le contact des bois
  • Éviter les peintures qui ne permettent pas au bois de respirer

Traitement contre la mérule : Comment s’y prendre ?

Comment traiter la mérule soi-même ?

Toute intervention d’un particulier est à proscrire. Pourquoi ? Parce qu’il faut éradiquer le problème à la source. À savoir assainir les fuites avant l’application de produits par injection dans la maçonnerie, puis l’utilisation de fongicides sur divers matériaux touchés.

De plus, les spores du parasite sont invisibles. Elles voyagent et peuvent se déplacer dans l’habitat à cause d’insectes ou de vêtements.  Faites appel aux services d’une entreprise spécialisée. Elle seule est habilitée à établir un diagnostic mérule complet et à identifier les éventuelles fuites dans votre maison.

Chez CBH, nous traitons les pathologies du bâtiment depuis 1997, ce qui équivaut à plus de 10 000 chantiers pour autant de foyers satisfaits. Notre objectif ? Vous rendre le sourire grâce au travail accompli.

Comment détruire la mérule ?

La phase préparatoire au traitement consiste à mettre à nu les murs, cloisons et sols en fonction de l’étendue de l’infestation, ainsi que sonder puis bûcher les bois conservés.

La phase de traitement proprement dit consiste ensuite à traiter les sols maçonnés, les maçonneries et cloisons, par injection et pulvérisation, ainsi que la destruction des organes du champignon par passage à la flamme.

Enfin, les bois conservés reçoivent également un traitement par injection et pulvérisation.

Un périmètre de sécurité d’un mètre autour de la zone infestée dans les trois dimensions devra également être traité.

Ces procédés de traitement mis en œuvre par les entreprises certifiées CTB A+ comme CBH sont tous définis dans des référentiels de prescriptions techniques validés.

Il existe 2 types de traitements :

Traitement préventif 

le produit fongicide est appliqué d’abord sur une surface boisée saine. Il est ensuite injecté en profondeur. Une procédure qui convient avant la rénovation d’une maison par exemple, toujours sous la responsabilité d’un professionnel agréé. Le prix d’une telle procédure est moins coûteux qu’un traitement curatif.

Traitement curatif 

La propagation du parasite est très avancée. L’opération nécessite un traitement lourd et complexe sur les zones infestées. Il requiert le plus souvent l’élimination puis le remplacement des matériaux contaminés.

Rappel : un traitement ne peut être appliqué qu’après avoir supprimé toutes sources d’humidité.

Le savoir-faire CBH à propos de la mérule : l’avis de l’expert

Le conseil de l’expert

Éradiquez avant tout les sources d’humidité excessive à l’origine du développement de ce champignon. Une maison régulièrement entretenue et correctement ventilée est le meilleur moyen de ne jamais être confronté à l’apparition de la mérule.

Que dit la loi ALUR à propos de la mérule ?

En cas de mérule dans votre maison la loi ALUR précise : « Art. L. 133-7. – Dès qu’il a connaissance de la présence de mérule dans un immeuble bâti, l’occupant de l’immeuble contaminé en fait la déclaration en mairie. A défaut d’occupant, la déclaration incombe au propriétaire. […] »

La garantie CBH : votre satisfaction avant tout !

Etre confronté à la présence de mérule dans son logement est souvent très anxiogène. C’est pourquoi, nos experts prennent le temps de faire de la pédagogie en même temps que leur diagnostic. Il faut aussi rester factuel et accompagner les propriétaires avant, pendant et après l’intervention. Chez CBH nos prestations sont garanties pendant 10 ans.

N'attendez pas que votre habitation se dégrade, faites appel à un de nos experts

Besoin d'en savoir plus ? Voici les questions
les plus fréquentes sur le sujet

Comment reconnaître la mérule ?
La mérule est un champignon consommant la cellulose du bois pour assurer son développement et pouvant se nicher dans les éléments de maçonnerie. L’infestation est constatée dans la plupart des cas par la présence d’un carpophore (organe reproducteur) représentant une masse difforme parfois de plusieurs dizaines de centimètres, allant du blanc au marron/rouille en phase de reproduction. La mérule se compose également d’un mycélium, partie végétative du champignon qui attaque les éléments contenant de la cellulose. Le mycélium ressemble à une toile d’araignée ou un feutrage de couleur blanc-gris.

La mérule est essentiellement dangereuse pour les bâtiments, mais le contexte général d’humidité du bâti propice à sa présence peut être un facteur aggravant sur la santé des occupants. La mérule présente toutefois un fort taux de toxicité et les enfants sensibles aux microbes peuvent être sujets plus facilement à des maladies respiratoires comme l’asthme ou la bronchite, à des allergies, voire à un empoisonnement en cas d’indigestion.


Heureusement non ! Selon le degré d’attaque du champignon, les travaux peuvent être effectivement importants, mais nous réalisons quotidiennement des chantiers avec succès.


Plusieurs champignons présentent des similitudes avec la mérule, dont certains sont tout aussi destructeurs. La mérule est parfois l’arbre qui cache la forêt et il est impératif d’être extrêmement rigoureux dans le diagnostic. Selon la nature du champignon, le procédé de traitement diffère. Les plus courants sont le coniophore et l’antrodia vaillantii, tous deux comme la mérule de pourriture cubique, et le donkoria de pourriture fibreuse. Il n’est d’ailleurs pas rare d’avoir plusieurs champignons différents dans un même logement.


Non, quel que soit d’ailleurs le champignon. Il est important, pour ne pas dire capital, d’avoir une approche réalisée par un professionnel certifié. Si certaines étapes du traitement peuvent paraitre accessibles pour un particulier, c’est une méthode stricte et complète qui permettra l’éradication de la mérule, notamment par l’application de produit par injection dans la maçonnerie et par pulvérisation. Or ces produits ne peuvent être achetés et utilisés que par un professionnel ayant une certification délivrée par le ministère de l’Environnement (le CertiBiocide).


Le meilleur diagnostic est celui fait avant l’apparition du champignon si j’ose dire. C’est tout l’intérêt d’avoir à faire à un expert des pathologies du bâti. Cela permet d’avoir des actions correctrices et préventives sur des problématiques d’humidité, de ventilation et tout autre terreau fertile à l’apparition des champignons dont la Serpula lacrymans. Mieux vaut contrôler pour rien plutôt que l’inverse : en cas de doute ou de contexte favorable, il faut consulter un professionnel et lui demander un devis.