Coniophore des caves : quel traitement pour ce champignon lignivore ?

En Bretagne, le Coniophore se propage sur les murs des maisons du Finistère, les charpentes des habitations des Côtes-d’Armor, du Morbihan ou des foyers d’Ille-et-Vilaine. Comment savoir s’il y a du Coniophore ? Comment reconnaître le Coniophore ? Quand établir un diagnostic et la traiter ?

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Coniophore
Coniophore des caves

« Dans la famille des champignons lignivores, je voudrais le frère ».

Le coniophore, moins connu que sa soeur la mérule, est identifié sous plusieurs noms : champignon des caves, coniophore bosselé ou encore coniophora puteana (son nom scientifique). Ce champignon lignivore fait de la cellulose son mets favori au grand malheur de votre habitation. En Bretagne, ce fléau n’est pas rare et pour cause, la région est l’une des plus humide de France, favorisant ainsi son développement sur les murs, dans les caves et pièces humides des habitations neuves et anciennes du Finistère, des Côtes-d’Armor, d’Ille et Vilaine ou encore du Morbihan.

Mais comment le reconnaitre ? Quel traitement réaliser ? Nous allons répondre à toutes vos questions.

Avant toute chose, il est important de définir ce qu’est un champignon. Un champignon est un être vivant formé d’un réseau de filaments et qui va se reproduire à l’aide de spores (équivalent de la graine d’une plante qui se développe sous forme de filaments). Il existe de nombreux types de champignons dont les plus connus sont la mérule et le coniophore.

Comment savoir s’il y a du coniophore des caves et à quoi ressemble-t-il ?

Coniophores
Coniophore des caves

Le coniophora puteana se différencie des autres champignons lignivores grâce à son apparence :

  • Des filaments végétatifs épais en forme d’éventail appelé mycélium s’étendent sur toute la surface attaquée
  • Sa couleur passe du blanc au brun foncé pour terminer quasiment noir à la fin de son évolution
  • Le carpophore (l’organe reproducteur) est d’apparence verdâtre avec des bords blancs à jaunâtres. Cette partie est rarement visible mais sa taille peut être impressionnante et s’étendre sur plusieurs mètres.

Cette espèce ne pénètre pas dans les murs mais peut se développer en surface contrairement à sa cousine la mérule qui elle, peut investir les bois de construction.

Quelles différences entre le coniophore et la mérule ?

Différence entre mérule et coniophore
Coniophore
Mérule cave
Mérule
Polypores des caves
Polypore des caves (donkioporia)

Le coniophore peut facilement être confondu avec la mérule (serpula lacrymans) autrement dit la lèpre du bâtiment. Cependant, ils peuvent être différenciés grâce à plusieurs facteurs.

  • L’aspect du bois attaqué

Si vous avez un doute sur le champignon qui a élu domicile dans votre maison, l’aspect de votre bois peut vous aider à les différencier. Si celui-ci est de couleur brun clair et présente des cassures / fissures nettes alors vous faites face à la serpula lacrymans. Le coniophore des caves lui, n’attaque pas l’extérieur du bois et le rend brun foncé.

Le coniophore dépose également des spores de couleur jaune à brun pâle de manière individuelle alors que la lèpre du bâtiment les dépose en groupe (groupe de spores brun olive).

  • Le taux d’humidité

Tout comme sa sœur, le coniophora puteana a besoin de certaines conditions pour se développer. Celles-ci sont, à l’exception d’une seule, identiques. Le seul point de divergence concerne le degré d’humidité du bois : le coniophore se développe lorsque ce celui-ci se situe entre 50 et 60%. La mérule quant à elle adore l’humidité des matériaux contenant de la cellulose compris entre 22 et 35 %.

  • Une forte odeur

Un des indices permettant de suspecter la présence d’un champignon lignivore dans votre maison est l’odeur. La serpula lacrymans présente une forte odeur de moisissure contrairement au coniophore qui lui, renvoie une faible odeur.

  • La pénétration dans le support

La lèpre du bâtiment, plus dévastatrice que le coniophore, est capable de traverser les murs, ce dernier ne l’est pas.

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Comment se développe-t-il ?   

Coniophora
Coniophore des caves

Contrairement à la mérule pleureuse, son frère ne transporte pas d’eau dans ses filaments mais, comme elle, il a besoin de certaines conditions pour se développer :

  • D’un taux d’humidité des bois compris entre 50 et 60%
  • D’une température comprise entre 22°C et 26°C
  • De l’obscurité
  • D’un endroit confiné manquant de ventilation

Pour se développer, le dévoreur a besoin d’une humidité importante ce qui explique qu’on le retrouve généralement dans les sous-sols et les caves des habitations. Sans intervention, il va continuer à se développer et les risques pour votre maison vont grandir.

Quels danger pour votre maison et pour votre santé ?

Coniophore des caves danger
Coniophore des caves

Le coniophore peut entrainer de nombreux dégâts sur votre maison ainsi que sur vos meubles.

Il se propage sur les murs et attaque aussi bien les essences de feuillus (Bouleau, Charme, Châtaignier, Chêne, Erable etc.) que de résineux (Douglas, Epicéa commun, Pin maritime, Pin sylvestre, Sapin pectiné). Son développement va impacter la résistance mécanique (solidité) de la structure de votre habitation si aucun soin n’est prodigué. Le bois va se fendre et se décomposer : on appelle cela de la pourriture cubique. Sans intervention, vos charpentes et éléments structurels en bois peuvent s’effondrer.

Note : La pourriture cubique (ou pourriture brune) se développe par l’évaporation de l’eau présente dans le bois.

Ajoutée à ces dégradations, l’apparition d’insectes xylophages tels que le capricorne des maisons et la grosse vrillette est fréquente. Ces parasites peuvent très rapidement élire domicile et déposer leurs œufs dans les éléments de structure de votre maison (poutres, arbalétriers, solives etc.) rendant ainsi l’éradication des larves xylophages plus complexe.

Les conséquences sur la santé peuvent être elles aussi être nombreuses :

  • Asthme
  • Allergies
  • Pneumonies
  • Bronchites
  • Irritations oculaires
  • Douleurs articulaires
  • Problèmes de circulation

Comment réagir face au coniophore ? Les bonnes et mauvaises pratiques

Lorsque vous détectez ou avez un doute sur la présence d’un champignon dans votre habitation, vous pouvez :

  • Faire appel à une entreprise certifiée CTB-A + comme CBH afin de réaliser un état des lieux. Chaque parasite étant différent, il est nécessaire de contacter une entreprise spécialisée pour poser le bon diagnostic et réaliser le protocole adapté. La certification CTB-A + garantit la spécialisation de l’entreprise dans le traitement des bois d’œuvre et sa capacité à reconnaître et traiter n’importe quel parasite du bâti.
  • Prendre des photos : progressant rapidement, prendre des photos peut permettre au professionnel d’avoir une idée de l’évolution et ainsi conforter son analyse.
  • Ventiler la pièce de manière naturelle ou avec un système de ventilation mécanique tel que la VMC, la VMI© ou la VPH peut abaisser l’humidité de la pièce et ainsi freiner son évolution.

A contrario, certains gestes sont à bannir :

  • Toucher, gratter et/ou brûler : cet acte n’a pas d’effet sur votre santé mais il peut entraîner des répercussions sur le processus d’intervention. En le touchant, le champignon va se sentir agressé et peut donc modifier sa forme ce qui va altérer le constat.
  • Mettre du produit (exemple javel) : sous l’effet du produit, il va se rétracter. Vous aurez l’impression qu’il va disparaitre. Au contraire, il va refaire surface quelques jours plus tard dans une forme souvent plus agressive. Mettre un quelconque produit va aggraver la situation.
  • Cacher le problème : lorsque l’on vend son bien immobilier, la présence de champignon peut donner une mauvaise image de la maison. Cependant, si vous ne communiquez pas cette information aux futurs acheteurs, ils pourraient se retourner contre vous et faire annuler rétroactivement la vente pour cause de vice caché. Refaire les enduits, mettre de la peinture ou cacher la zone avec du placo risque d’aggraver la situation en favoriser son développement.

Comment traiter le coniophore des caves ?

L’éradication du coniophora puteana nécessite une intervention en profondeur :

  1. Identification, analyse en laboratoire (si besoin) et suppression des sources d’humidité (fuite dans la gouttière ou toiture, joints défaillants, remontées capillaires etc.)
  2. Mise à nu de la structure infectée
  3. Élimination du bois contaminé, car en défaut de résistance mécanique
  4. Traitement de la zone infestée par injection et pulvérisation de produits fongicides
  5. Les bois de structures dégradés doivent être remplacés.

Combien coûte un traitement contre le coniophore ?

Le prix d’un traitement peut varier en fonction de différents facteurs : 

  • La surface à traiter, la nature des zones touchées, leur facilité d’accès et le degré d’attaque
  • Le type de traitement, préventif ou curatif et la nature des produits

Le technicien analyse l’état général de votre habitat et réalise un devis personnalisé et gratuit en proposant le traitement adapté à l’infestation de votre logement contre ce champignon.

Savoir-faire CBH à propos du coniophore : l’avis de l’expert

Éradiquez avant tout les sources d’humidité excessive à l’origine du développement. Une maison régulièrement entretenue et correctement ventilée est le meilleur moyen de ne jamais être confronté à l’apparition de ce fléau des habitations.

Traitements et diagnostic :

Nos équipes, experts des traitements du bois, interviennent dans toute la Bretagne : Saint-Brieuc, Saint-Malo, Rennes, Saint-Jacques-de-la-Lande, Vitré, Vannes, Quimper, Binic-Étables-sur-Mer, Lorient, Concarneau, Saint-Jacut-de-la-Mer, Saint-Lunaire, Saint-Cast-le-Guildo, Ploërmel, Saint-Pabu, Saint-Benoît-des-Ondes, Saint-Evarzec, Saint-Pierre-la-Cour, Saint-Berthevin, Saint-Onen-la-Chapelle, Saint-Méen-le-Grand.

Sans traitement, la cellulose se dégrade, se fendille et se décompose.